Troubles de la réfraction...

C'est ici où est "abordé" et discuté le kératocône en général. Pour des sujets bien précis et argumentés, par exemple "le retrait des fils après la greffe" on ira sur le forum approprié...

Modérateurs: Anne, Bruce Robertson

Troubles de la réfraction...

Messagede V2F le Jeu Sep 30, 2004 8:03 pm

Voici quelques définitions à connaitre sur les troubles de la réfraction ainsi que sur les méthodes de dépistage. :D Remerciements au Pr Adenis :D

Les principales définitions

A. La réfraction

La lumière se propage en ligne droite dans l’espace, mais lorsqu’elle rencontre une surface séparant deux milieux transparents d’indice différent, sa direction se modifie : ce phénomène de déviation est appelé réfraction.
Les rayons lumineux pénétrant dans l’œil rencontrent plusieurs surfaces de réfraction : face antérieure et postérieure de la cornée, face antérieure et postérieure du cristallin. L’œil est donc un système optique complexe composé de plusieurs dioptres, dont la puissance totale de convergence est d’environ 60 dioptries.

B. Oeil emmétrope

C’est un œil qui est optiquement normal : les rayons lumineux pénétrant dans cet œil en repos accommodatif convergent sur la rétine et l’image est donc vue nette.

C. Oeil amétrope

C’est un œil porteur d’une anomalie de réfraction. L’image d’un objet situé à l’infini ne se forme pas sur la rétine et celui-ci est donc vu flou.

Les principales amétropies sont :

1) la myopie : c’est un œil qui est trop convergent ou trop long par rapport à sa convergence : l’image de l’objet observé se forme en avant de la rétine : il est donc vu flou.

2) l’hypermétropie : c’est un œil qui n’est pas assez convergent ou qui est trop court par rapport à sa convergence : dans ce cas, l’image se forme en arrière de la rétine.
Ces deux amétropies : myopie et hypermétropie, sont dites sphériques, l’anomalie optique étant la même quel que soit le plan dans lequel se trouve le rayon lumineux incident à l’inverse de :

3) l’astigmatisme : dans ce cas, la réfraction de l’œil n’est pas la même selon le plan dans lequel se trouvent les rayons incidents. Le plus souvent, l’astigmatisme est régulier et se définit par deux méridiens principaux, l’un ayant un rayon de courbure maxima, l’autre minima, qui sont perpendiculaires, et entre lesquels la variation de convergence se fait progressivement. Dans un œil astigmate, l’image d’un point n’est pas punctiforme mais formée de deux lignes perpendiculaires situées dans les plans principaux et qui ont une position différente par rapport au plan rétinien. L’œil percevra donc une image floue.

4) la presbytie : c’est la perte progressive du pouvoir d’accommodation de l’œil. A l’état normal, celui-ci peut par un mécanisme qui est principalement une augmentation de la courbure de la face antérieure du cristallin, augmenter son pouvoir de convergence et voir ainsi net les objets rapprochés. L’amplitude de cette accommodation diminue progressivement avec l’âge et c’est ce que l’on appelle la presbytie


D. L’acuité visuelle

C’est l’expression chiffrée de la valeur fonctionnelle de la macula(plus précisément de la fovéola). Elle est mesurée avec des échelles dont la plus utilisée en Fance est celle de Monoyer, et qui exprime l’acuité visuelle en dixièmes. Une acuité visuelle de 10/10 qui est considérée comme normale en vision de loin permet de distinguer deux points séparés par un angle d’une minute d’arc (pouvoir discriminateur). En vision de près, l’acuité est mesurée sur l’échelle de Parinaud qui est lue à une distance de 33 cm et faite de textes dont les caractères sont de plus en plus fins, Parinaud 14 correspond à la lecture des lettres les plus grosses, Parinaud 2 et 1,5 la lecture des lettres les plus fines.

E. Ophtalmomètre de Javal

Cet appareil permet de mesurer l’astigmatisme cornéen antérieur qui est le plus souvent égal à l’astigmatisme total du globe oculaire.

F. Skiascopie

La skiascopie est un examen objectif qui permet a un opérateur entraîné de connaître la réfraction globale d’un œil, astigmatisme compris en valeur et en direction. Pour neutraliser l’accommodation qui peut fausser de façon importante les résultats de l’examen, on réalise volontiers cette skiascopie, surtout chez l’enfant, après cyclopégie (par instillation d’un collyre à l’atropine qui paralyse l’accommodation).

G. Réfractomètre automatique

C’est un appareil qui donne de façon entièrement automatisée une valeur théorique de la réfraction oculaire, astigmatisme compris. Comme pour la skiascopie l’utilisation d’un collyre cycloplégique permet d’avoir des réponses plus fiables en particulier chez l’enfant.

H. Mesure subjective de l’acuité visuelle

C’est la dernière étape d’un examen de la réfraction oculaire. En plaçant devant l’œil sur une monture d’essai des verres concaves ou convexes, choisis selon les réponses de la skiascopie et/ou de la réfractométrie, on recherche ceux qui donnent la meilleure acuité visuelle et le meilleur confort visuel, et on détermine ainsi la formule de correction optique qui sera indiquée sur l’ordonnance.

l. Amblyopie

C’est l’état de réduction de l’acuité visuelle :
- fonctionnelle : l’œil est anatomiquement normal, mais « voit » mal,
- organique : il y a une cause anatomique : cataracte congénitale par exemple.

J. Oeil phake : oeil avec son cristallin

K. Oeil aphake : œil privé de son cristallin

L. Oeil pseudophake : œil porteur d’un cristallin artificiel


Faq 2 - Epidémiologie

A. Fréquence des troubles de la réfraction :

1. myopie : 15 à 20 % dans les pays occidentaux. Sa fréquence semble en augmentation (beaucoup plus en ASIE),
2 . hypermétropie : anomalie la plus fréquente,
3 . astigmatisme : fréquent également, assez souvent associé à une myopie ou une hypermétropie.

B. Différentes modalités de correction

La correction des amétropies est assurée par différentes méthodes apparues successivement au cours du temps : lunettes, lentilles de contact, chirurgie réfractive.

C. Les troubles de la réfraction ne sont pas toujours une anomalie isolée :

- Ils peuvent être associés à un strabisme.
- Leur reconnaissance et leur correction est le 1er temps de tout examen ophtalmologique.

D. La presbytie

C’est une anomalie « physiologique » de la réfraction.
Elle touche tout individu après un certain âge quelle que soit son amétropie.
N.B. Les troubles de la réfraction représentent la 1ère cause de consultation en ophtalmologie et touchent une personne sur deux, en moyenne…


Faq 3 - Physiopathologie

L’essentiel du développement du globe se fait au cours des deux premières années de la vie, ce qui explique que l’emmétropie soit atteinte vers l’âge de 2 ou 3 ans.
Les différentes structures de l’œil qui interviennent dans la réfraction sont les milieux transparents, principalement la cornée et le cristallin : ceci les techniques chirurgicales multiples qui se sont développées pour modifier l’une ou l’autre de ces deux structures = chirurgie réfractive.

Le phénomène de la Réfraction

¤ Chaque milieu transparent oculaire a un indice de réfraction qui lui est propre. La somme des pouvoirs de réfraction des différents milieux transparents permet à l’image de l’objet vu par l’œil de se former dans le plan rétinien. L’œil est donc un système convergent dont la puissance peut être mesurée (skiascopie ou réfractomètres automatiques) et modifiée éventuellement. (systèmes optiques ou chirurgie).

¤ L’accommodation permet la mise au point de l’image sur la rétine lorsque l’objet se rapproche ; elle est assurée par les modifications de forme du cristallin par l’action des corps ciliaires lors du passage de la vision de loin à la vision de près ; la perte du pouvoir accommodatif s’installe vers 45 ans et devient complète vers 65 ans ; elle correspond à ce stade à une puissance convergente de + 3 dioptries.

¤ Les défauts de réfraction génèrent des signes fonctionnels variables :
- baisse d’acuité visuelle, vision floue
- céphalées
- rougeur oculaire en fin de journée
- picotements
- larmoiements, etc…
- parfois, trouble de la vision binoculaire.
Ces signes disparaissent après correction de l’amétropie.


Faq 4 - La myopie

A. Les différentes sortes de myopie

1. la myopie axile

L’œil est trop long dans le sens antéro-postérieur.
Les rayons convergent en arrière du plan rétinien, c’est donc, au lieu d’un point, un cercle de diffusion qui se projette sur la rétine : le sujet voit flou de loin.
Cette myopie souvent révélée vers l’âge de 10 ans (myopie dite « scolaire ») se stabilise ou évolue peu à l’âge adulte. Elle ne dépasse pas – 8,00 dioptries.

2. la myopie d’indice

La diminution du rayon de courbure de la cornée et/ou la modification de réfringence (augmentation) d’un milieu (cristallin) peut générer une myopisation

Elle peut porter :
- sur la cornée : kératocône
- sur le cristallin ; cataracte nucléaire.

3. la myopie maladie

Myopie forte évolutive au-delà de – 8,00 dioptries.
Elle débute précocement, parfois de façon familiale ; elle associe des altérations oculaires portant surtout sur la rétine et la choroide (« étirement » des tissus, atrophie) et peut se compliquer notamment de décollement de la rétine, d’hémorragies maculaires et de glaucome.
Elle évolue malheureusement toute la vie. Elle peut atteindre – 30,00 dioptries ou davantage.

B. Les signes fonctionnels

La vision du myope est floue de loin (pas de possibilité de correction par l’accommodation), mais nette de près (la presbytie sera perçue plus tardivement).
Non ou mal corrigé, un myope présente une baisse d’acuité visuelle de loin, des céphalées.
A l’examen, outre l’examen systématique de l’œil, il faut s’attacher à rechercher des anomalies de la périphérie rétinienne pouvant être à risque de décollement de la rétine (examen au verre à trois miroirs après dilatation pupillaire).
En cas de myopie forte évolutive, supérieure à – 8,00, on recherchera et évaluera :
- les plages d’atrophie chorio-rétinienne du pôle postérieur surtout péri-papillaire (staphylome myopique ou cônus dû à l’allongement du globe).
- l’état de la région maculaire : risque d’hémorragies et/ou de néovascularisation choroïdienne (analogue à la néovascularisation choroïdienne maculaire de la forme exsudative de la DMLA (on parle chez le myope fort de « tache de Fuchs »).
- le niveau de la pression intraoculaire (glaucome de la myopie forte, fréquent).
- la transparence du cristallin (de même, une cataracte complique fréquemment la myopie forte).

C. Principes de correction de la myopie

1) les lunettes :

Il faut placer devant l’œil des verres divergents.
Sur l’ordonnance, ces verres sont indiqués par un chiffre exprimant la puissance en dioptries précédé du signe –

2) les lentilles de contact :

Déposées sur l’œil, elles permettent de minimiser la puissance de la correction, de supprimer la distance verre/œil, d’améliorer le champ visuel.
De nombreux matériaux permettent d’équiper des yeux myopes en respectant la physiologie de la cornée.

3) la chirurgie réfractive :

Actuellement dominée par la photo-ablation au laser excimer : photo-ablation simple ou intrastromale (LASIK) après kératotomie lamellaire – pour les myopes faibles ou moyennes.

Pour la myopie forte, en l’absence de complications rétiniennes, peuvent se discuter :
- l’extraction d’un cristallin clair avec remplacement par un implant de puissance adaptée,
- l’introduction dans l’œil phake d’une lentille de chambre antérieure (ou plus rarement postérieure) négative,
- ces techniques chirurgicales restent exceptionnelles, elles doivent être discutées.


Faq 5 - L' hypermétropie

C’est une anomalie de la réfraction qui est très répandue. L’œil statistiquement le plus fréquent serait l’œil hypermétrope mais le plus souvent le défaut optique est peu important.
Comme nous l’avons déjà dit, dans ce cas, l’œil n’est pas assez convergent lorsque l’accommodation est totalement relâchée, et l’image d’un objet situé à l’infini se forme en arrière du plan rétinien et est donc vue floue.

A. Les différents types d’hypermétropie :

1- L’hypermétropie axile

De très loin, la plus fréquente. Dans ce cas, l’anomalie porte sur la longueur antéro postérieure de l’œil qui est trop courte pour son pouvoir de convergence.
A la naissance, il existe habituellement une hypermétropie de ce type de 2 ou 3 dioptries qui diminuent progressivement jusqu’à l’adolescence avec le développement de l’œil. Mais l’hypermétropie peut être plus importante. Cependant, elle est le plus souvent inférieure à 6 dioptries.
Exceptionnellement, elle peut être de valeur plus élevée et dépasser 10 dioptries dans des cas de microphtalmie ou de nanophtalmie. Cette hypermétropie forte est habituellement associée à d’autres altérations de l’œil qui peuvent être à l’origine de complications sévères, de glaucome en particulier.

2- L’ hypermétropie de courbure

Dans ce cas, le défaut optique est une insuffisance de la courbure cornéenne. Ce type d’hypermétropie est très rare : exceptionnelle anomalie cornéenne que l’on appelle cornea plana ou cicatrice d’un traumatisme.

3- L’hypermétropie d’indice

Qui est due à une diminution de la réfraction du cristallin, et qui peut apparaître de façon très progressive chez le sujet âgé.

B. Signes fonctionnels :

L’hypermétropie qui est donc un défaut de convergence du système optique de l’œil peut être compensée par une mise en jeu de l’accommodation en vision de loin. Celle-ci ramène sur la rétine l’image de l’objet observé qui est alors vu net, mais cette hyper accommodation permanente de la vision à l’infini peut entraîner des signes fonctionnels :
* céphalées en barre sus orbitaires déclenchées par l’effort visuel surtout en vision rapprochée,
* parfois hyperhémie conjonctivale, picotements, larmoiement, dans un tableau de pseudo conjonctivite,
* apparition prématurée d’une presbytie avant l’âge de 40 ans.

C. Cas particulier de l’enfant :

L’hypermétropie est fréquente comme nous l’avons dit mais elle est souvent méconnue. Elle est parfois responsable d’un strabisme convergent de type accommodatif dû à la sollicitation excessive du réflexe accommodation – convergence. Ce réflexe lie la convergence des axes visuels à l’accommodation pour permettre la fixation par les deux yeux d’un objet rapproché.
Le strabisme dû à l’hypermétropie est dit accommodatif et caractérisé par son début tardif, vers l’âge de 3 ans, son caractère intermittent et progressif, et sa guérison par le simple port de la correction optique.

D. Correction de l’hypermétropie :

Elle est peut être réalisée :
* par le port de verres convergents sur des lunettes. La puissance de ces verres est exprimée en dioptries précédée du signe +. Elle doit être évaluée l’accommodation étant totalement relâchée. Pour cela, on a souvent recours et en particulier chez l’enfant à la cycloplégie (paralysie de l’accommodation) par instillations d’un collyre à l’Atropine. La mesure du défaut réfractif peut être faite par skiascopie ou avec un réfractomètre automatique. Elle est ensuite contrôlée par une épreuve subjective
* par le port de lentilles de contact. Les contraintes dues à ce mode de correction sont compensées par une amélioration du champ visuel et souvent un meilleur confort. Comme pour une correction par verres, évaluation de l’importance de l’amétropie par skiascopie ou réfractomètrie.
* par la chirurgie réfractive : à l’aide d’un laser Excimer, on peut modifier par photo ablation la courbure de la face antérieure de la cornée pour la rendre plus convergente. Les résultats de ce traitement chirurgical sont habituellement bons mais l’amélioration qu’il apporte est moins spectaculaire que dans la myopie et les résultats à long terme sont encore mal connus. L’indication opératoire doit être posée après une information très rigoureuse sur les avantages et les incertitudes de ce mode de correction.


Faq 6 - L'astigmatisme

Dans cette anomalie de la réfraction oculaire, la cornée n’a plus la forme d’une calotte de sphère de courbure régulière. Son rayon de courbure varie de façon progressive entre deux valeurs correspondant à deux plans d’incidence, dit plans principaux qui définissent l’astigmatisme.
Ces plans principaux sont habituellement perpendiculaires l’un à l’autre. L’œil astigmate donnera d’un point objet deux images linéaires que l’on appelle focales situées dans ces plans principaux. L’image la plus antérieure correspond au plan le plus convergent. La focale postérieure est donnée par le plan le moins convergent. L’une de ces deux focales au moins n’est pas dans le plan rétinien et l’image est donc floue.

A. Différents types d’astigmatismes

Il existe ainsi de nombreux types d’astigmatisme selon l’orientation et la situation de ces deux images par rapport à la rétine :
- les plans principaux sont le plus souvent vertical et horizontal, et le plan vertical est plus convergent que l’horizontal : l’astigmatisme est alors dit conforme à la règle. Dans le cas contraire, plan d’incidence plus convergent horizontal il est dit inverse.
- les plans principaux sont obliques : l’astigmatisme est alors dit oblique.
- si l’une des deux focales est située sur la rétine l’astigmatisme est dit simple. Il sera myopique simple si la deuxième focale est en avant de la rétine, hypermétropique simple si la deuxième focale est en arrière de la rétine.
- si les deux focales sont en avant ou en arrière de la rétine, il sera dit composé myopique (deux focales en avant) ou hypermétropique (deux focale en arrière).
- si une focale est en avant et l’autre en arrière de la rétine, l’astigmatisme sera dit mixte.

Pour connaître la valeur et l’axe de l’astigmatisme on peut utiliser l’ophtalmomètre de Javal et la skiascopie, mais l’utilisation d’un réfractomètre automatique qui avec les appareils actuels donne des résultats fiables se répand de plus en plus.
Enfin lors de l’examen subjectif on peut utiliser un test qui a la forme d’un cadran horaire (test de Green), l’œil astigmate ne verra pas de façon identique tous les méridiens du cadran.
Enfin un astigmatisme peut et est même souvent associé à une amétropie sphérique, myopie ou hypermétropie, dont la valeur sera également donnée par le réfractomètre automatique.

B. Signes fonctionnels :

Ils sont en général peu prononcés : un flou visuel variable, parfois une rougeur conjonctivale, souvent associés à des céphalées. L’apparition de ces signes lors d’un effort visuel de près ou de loin prolongé permettra de soupçonner leur origine réfractive. L’astigmatisme peu également être responsable d’un dédoublement des images qui est assez évocateur.

C. Correction de l’astigmatisme :

- Avec des verres cylindriques qui ont pour caractéristique de ne pas dévier un rayon lumineux situé dans un plan passant par leur axe (plan de puissance nulle), mais de dévier les rayons situés dans un plan perpendiculaire à cet axe, selon un angle fonction de la puissance exprimée en dioptries et le caractère convexe ou concave du verre.
- Un verre cylindrique est donc défini par son axe et sa puissance positive ou négative : exemple (90?+1) désigne un verre cylindrique d’axe vertical, de puissance verticale nulle correspondant au méridien emmétrope et convergent de une dioptrie dans le plan horizontal perpendiculaire qui corrige un astigmatisme hypermétropique de une dioptrie.

L’astigmatisme peut également être corrigé par des lentilles de contact, en particulier des lentilles dures. Le film lacrymal qui s’interpose entre la cornée et la lentille compense l’astigmatisme s’il n’est pas de valeur trop importante.
Par ailleurs les lentilles de contact permettent la correction d’un astigmatisme irrégulier (kératocône, séquelles de traumatisme).
Enfin la chirurgie réfractive offre maintenant des possibilités de correction par photoablation cornéenne de surface au laser Excimer. Cette correction chirurgicale de l’astigmatisme est en fait souvent réalisée en complément du traitement d’une amétropie sphérique associée.


Faq 7 - La presbytie

A. Définition :

C’est la diminution de l’accommodation avec l’âge (elle débute vers 45 ans pour devenir maximale à 60 ans). Elle concerne tous les individus.
Les structures en cause sont :
- le cristallin dont le noyau se modifie et dont la capsule perd son élasticité.
- le muscle ciliaire qui n’est plus capable d’assurer le relâchement de la zonule.

B. Signes fonctionnels

La presbytie est responsable d’une baisse progressive de l’acuité visuelle de près. La lecture normale à 30 cm devient difficile, le sujet a tendance à éloigner le texte, il a besoin de lumière.
Cet inconfort génère des signes de « fatigue » : céphalées, yeux rouges, picotements, ou larmoiement.

C. Correction

Elle est assurée par des verres convergents convexes (+), quelle que soit l’amétropie de loin.
La correction maximale nécessaire pour corriger la presbytie est de + 3,50 dioptries.
Chez l’hypermétrope, la presbytie sera ressentie plus tôt : nécessité de rajouter des verres +.
Chez le myope, au contraire, cette addition + vient en compensation de la correction – et le myope qui retire ses lunettes pour lire ressentira plus tardivement les inconvénients de la presbytie.
Au total, la correction de la presbytie doit donc toujours tenir compte de la correction de loin et vient en addition de celle-ci.

Les verres correcteurs :
Il peut s’agir de verres ne servant qu’à la vision de près (verre monofocal).
La correction de près peut être réalisée par des doubles foyers (bifocal : séparation nette entre vision de loin et vision de près) par des verres progressifs : la puissance du verre varie de façon progressive depuis sa partie haute qui correspond à la vision de loin jusqu’à sa partie basse qui permet la vision de près par une addition qui augmente avec l’âge : + 1 à 45 ans, + 2 à 50 ans, + 3 à 60 ans.
Les lentilles de contact peuvent également être utilisées pour corriger la presbytie. Leur usage est moins répandu, il nécessite une sélection de bonnes indications et une adaptation stricte.
La chirurgie de la presbytie n’est pas encore validée.
KC: Non / OG=9/10 OD=0,05/10 Corrigés--- Bonne MAVAC !... =^.^=
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